Le jour où j’ai brisé mon chum

Fort. Solide. Énergique. Motivé. De bons ingrédients pour embarquer dans une histoire singulière : marcher à côté d’une fille qui roule.

L’exercice requiert d’abord de l’endurance pour suivre le rythme. Il faut aussi accepter de faire les choses autrement en invitant à table les mots « flexibilité » et « ouverture d’esprit ».

L’aventure implique également une bonne dose de débrouillardise assaisonnée de créativité. Il faut savoir que les défis qu’impose une telle réalité sont nombreux. Un univers bien différent que seuls les initiés finissent par démystifier…

fauteuil roulant

Quand Popeye se dégonfle…

Puis un jour, malgré son enthousiasme et ses attributs, mon chum ralentit. Il cherche son souffle dans ce tourbillon que représente cette nouvelle vie.

Apparemment, personne n’est infaillible. Même les plus résistants. Même ceux qui ont tous leurs muscles.

Cette scène m’a ouvert les yeux sur les limites de ceux qui, de mon point de vue, n’en avaient aucune. Une chose m’est alors apparue évidente : je devais moi aussi prendre en compte les capacités de ceux qui m’accompagnent.

Partager la vie d’une personne handicapée nécessite une grande connaissance de soi. Parfois, les plus costauds doivent s’avouer vaincus pour mieux rebondir. 💙

Pour donner, il faut savoir se ménager. Surtout pour donner un peu chaque jour, et ce, pour le bénéfice des deux parties.

© Photos : Hoby Ratsimbazafy

3 réflexions sur “Le jour où j’ai brisé mon chum

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