Réglée comme une horloge 

Dimanche, tu souhaites te lever à quelle heure?

Mardi, tu crois qu’on aura terminé le souper à 19 h? J’ai une invitation à un BBQ. 😎

Coucou! Juste pour t’aviser que je ne serai pas disponible le weekend prochain. J’espère que tu pourras facilement me remplacer.

La planification fait partie de mon quotidien.

Un feu roulant. Permanent. 7 jours sur 7.

Quand vous croisez une personne sur roulettes, n’avez-vous jamais imaginé les étapes nécessaires pour qu’elle puisse, par exemple :

  • se lever
  • se laver
  • s’habiller
  • manger
  • rouler à vos côtés.

Évidemment, chacun a des besoins spécifiques, selon son handicap et ses capacités. La formule est variable. Cela étant dit, si ça ne vous avait pas effleuré l’esprit, vous êtes probablement loin d’avoir songé que, pour réaliser ce marathon, un petit coup de main aura été nécessaire. Que plusieurs personnes auront franchi la porte de sa maison à différents moments pour l’aider afin qu’elle soit là où vous êtes, ce qui implique toute une gestion de personnel et d’horaire.

Bien assise et bien mise (enfin, j’essaie!) dans mon fauteuil roulant, sachez que rien n’est laissé au hasard. L’improvisation est un concept utopiste. Un rêve que je touche parfois du bout des doigts, mais qui file aussitôt. L’autonomie a un prix.

Cette réalité me frappe encore plus quand je suis en vacances. Hors des limites circonscrites de ma routine, tous les neurones de mon cerveau devenus tout à coup trop zen sont entièrement concentrés à décortiquer les saveurs d’une crème glacée multicolore et refusent de décrocher pour planifier ces rendez-vous quotidiens.

Essentiels et vitaux, me dites-vous? Oui, oui, dans cinq minutes… À quelle heure je souhaite me coucher? Euhhhhhhhh…

© Photo : Hoby Ratsimbazafy

8 réflexions sur “Réglée comme une horloge 

  1. die dit :

    Trés bon article.
    Bravo!!!!!!!
    Pure vérité à dévoilée car les personnes qui ne sont pas tributaire d’une auxiliaire de vie ignore totalement le problème de la dépendance.
    Hâte de lire prochainement une article enrichissant
    Bonne continuation
    Mon bon souvenir de la France

    Aimé par 1 personne

  2. Boris Luszczynski dit :

    Je n’étais pas conscient de l’handicape avant ta rencontre. En fait je ne m’étais jamais vraiment posé de questions sur le sujet bien que j’ai une tante mentalement handicapée.C’est à travers nos pérégrinations dans les rues de Chicoutimi, de Québec ou encore dans les couloirs de l’UQAC où je me souviens encore la fois où j’ai dû être ta main pour te rendre à la salle de bain.Je me souviens également de nos sorties en forêt. Je dois dire que c’est à ce moment que j’ai réalisé l’importance d’une relation hors du commun entre deux personnes. La confiance qui doit s’établir et le besoin plus que vital d’être aidé; gestes que nous faisons chaque jour sans se rendre compte que pour toi cela prend une sacrée organisation. Être à tes côtés nous rend plus humain, nous donne un certain sens à la vie.

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    • Je = On dit :

      Ça me fait chaud au cœur de lire tes mots Boris. J’espère que ce blogue fera prendre conscience à d’autres des réalités entourant le handicap et de l’importance de pouvoir compter sur l’aide des gens. 🙂

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